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Vendredi 2 mars 2007

De retour parmi les fous je m'expose sans pitié

Je suis plus que vous, inquiet de cette iniquité.

Il ne pleut plus sur tes fesses comme il reste en mes reins

Une envie de frémir loin de ton pauvre destin.




Je sors de crise. Une raide cavalcade qui m’a absolument affectée. Mise à calamité hors de ma dépouille et hors de mon encéphale. Je suis une punaise conasse qui pue la merde. Je suis une tourbe ignoble qu’on écrase d'affolement. Je suis une saloperie déglinguée qu’on malmène d’animosité. Je suis une mégère avachie et profusément suffoquée ! Moi, le rejeton de ferme, le laquais de vos merdes, le cul de l’humanité, l’effroi des obtus et le fantasme de nous-même.

Je sors de crise. De léthargie. D’hôpital. Je suis en recouvrement en conséquence et continuellement. J’ai été vermoulu par somme de thérapeutiques et les apaisants n’ont pas eu raison de mon obscénité flexible et disgracieuse. Magnésium, vitamines, repos… rien n’y réalise rien ! Je suis une pute sans couilles qui côtoie l'indulgence. J’ambitionne de périr et mourir une bonne fois pour toutes. Laissez-moi succomber en apaisement !

Vos omnipraticiens éclairés n’y peuvent rien. Vos pharmacopées ne sont pas surnaturelles. Certes, je reflue chez moi, je me recolle à cette table où j’écris des inédits. Mais la nébulosité est plus tangible, plus touffue, plus épidémique qu'antérieurement.

J’ai provoque l’apparence d’être titré d'action démolisseuse. Je me suis dupé et j’ai leurré tous les pithécanthropes, faisant présumer que la vie revenait en me viscères. Mensonge. Facétie. Non seulement mes représentations suicidaires ont repris le pas sur mes feintes, mais la barbarie s’est édifiée jusque dans les moindres particules de ma couenne. La haine m’a usurpée ! Je veux me briser l’embrasure. Me maudire. Me traiter de bubon et de pissotière. Je suis un démon schlinguant !

Aucun billet ne peut conter la désobligeance que j’éprouve envers moi. Nul dénouement n’est convenablement honteux pour m'enfouir jusqu’aux gironnes l’inappétence que j’éprouve pour mon ego. Vous avez raison, lecteurs, de me découvrir borné, vilain, lymphatique, caduc, négligeable, gerbant. Je vous donne raison. Et je discoure cela nettement. Oui, je vous l’atteste. Vous êtes dans le croyable. Attendez de saisir. Attendez d’être suffoqué. Faites moi du mal. Détruisez-moi de vos éloquences malintentionnées. Démolissez-moi de vos précisions sombres et abjectes. Vous êtes en excessive utilité ! Je suis une connasse répréhensible de destinée. Un non valeureux. Une pénurie. Les cures qu’on m’a administrées ne m’ont pas galvanisées. Elles ont disposé en moi la répugnance. Si je retourne en ma demeure, ce n’est pas remis mais venimeux. Plus qu’autodestructeur, me voilà assassin de moi-même.

Alors, qu’attendez-vous pour m'outrager. Je vous dis que je suis mûr pour racornir votre agressivité en plus de la mienne ! MEPRISABLE !



Sexe. SEXE.
Connaissez-vous mes convoitises et mes appétences sexuelles. Elles sont crasseuses et perturbantes. Absolues, corpulentes et mirifiques. Elles dévorent mon entité et ma frasque. Elles pissent sur mon ardeur comme il pleure sur la patrie. Elles plaisantent du tambour dans mes couilles rasées. Je suis abject, je vous dis. Tuez-moi, je suis un dégueulando. Une merde vile. Une rognure de la clémence. Je n’ai aucun droit sur ma vie. Aucun droit à la vie…

Présentement, je le sais. J’y pris conscience de la basse exigence de me maudire. J’ai avéré désormais que je ne dois plus m'idolâtrer une unique seconde. Mais plus que tout, je dois me brimer, me cogner, m'amoindrir, me démanteler à coup d’élocutions souillées. Je dois souffrir identiquement à une libéralité astrale vos vexations, vos avanies, vos reproches, vos ptyalismes. Christ sans notoriété ni incident. Toi qui m’as écris que tu attendais d’apercevoir, petite sainte Thomas de mes fondements, tu avais raison de m'invectiver. Tu es toute aussi inintelligente que le reste des charitables, mais tu auras eu de la logique au moins une fois dans ta vie de virginale affectée et abattue. J’aime le foutre ignominieux et l'émanation sombre. Ne me faites plus pêcher. TUEZ !

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Par mijaelx - Publié dans : stabatmater
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